Archive for octobre, 2010
5 Façons de… Édition faits vécus
Il y a quelque temps, j’ai publié un article de la catégorie «5 façons de»: 5 façons de traumatiser un gars. Dans les commentaires, Steve Requin s’est gâté en racontant 3 de ses traumatismes personnels passés.
J’avais pas le choix de le partager dans un article, c’est beaucoup trop scandaleux pour rester un simple commentaire obscur.
N.B. Le spécimen #3 me fait particulièrement capoter.
Voici donc son commentaire intégral:
«J’ai eu plus que ma part de premier rendez-vous traumatisants à l’époque de mon célibat.
SPÉCIMEN 1: Notre rencontre a duré deux heures dans un resto. Elle ne m’a pas dit grand chose à son sujet, sinon me raconter la fois où son ex l’a fait chier, où son frère l’a fait chier, où sa meilleure amie l’a fait chier, où sa mère l’a fait chier, où son boss l’a fait chier… Je l’ai rayée de ma liste de contacts. Sûrement que ça l’a fait chier.
SPÉCIMEN 2: Elle a une coupl’ de billets pour un show au Spectrum. C’est là qu’on se rencontre. Durant l’entracte elle part téléphoner. Après m’avoir laissé seul à notre table durant tout l’entracte, elle revient toute heureuse. Elle m’annonce que le gars avec qui elle a vécu une baise formidable la semaine passée est libre ce soir et qu’il va passer la prendre après le show. Elle a eu le culot de me demander de lui tenir compagnie jusqu’à son arrivée, ce que j’ai fait de bonne grâce, sans montrer le moindre signe de déception ou de frustration. Mais le lendemain, sur MSN, la première chose qu’elle me dit, c’est “T’es-tu frustré pour hier?;” J’ai répondu “Est-ce que tu as délibérément fait quelque chose pouvant me frustrer hier? Si non, pourquoi me poses-tu cette question? Et si oui, alors pourquoi as-tu posé ce geste?;” Je ne me rappelle plus du reste de la conversation, mais je me souviens que ce fut ma dernière avec.
SPÉCIMEN 3: On s’est rencontré dans un bar sur St-Denis. Une averse commence. Voyant ça, elle éclate en sanglots. Elle me dit qu’elle s’ennuie de ses bébés. Elle a fait 2 fausses couches, et ELLE SAIT que ses petits sont au ciel, et que quand il pleut, ce sont eux qui pleurent car ils ont besoin d’elle.
C’est pas mal tout ce qui me revient en tête pour le moment.»
Au risque de me répéter, what the fuck? Quelqu’un a une histoire pire? Si oui, svp, manifestez-vous, au lieu de continuer à porter le lourd silence de la turpitude. Faites guérir la plaie de la marque au fer rouge des lettres “w”, “t” et “f” dans votre face.
Dans un autre ordre d’idées, à la demande générale et suite à l’entrevue dans Urbania, je vous laisse le lien pour aller lire ou relire le récit “de mon moment le plus honteux”, mon party de fête de 2007.
Le petit guide du parfait prédateur: Tome 1
J’avais faim. Très faim.
Je me suis fait une queue de cheval (disons que mes cheveux sont pas le genre à être beaux 24h sur 24), j’ai mis mes Converse et mon bien-aimé coton ouaté des Cougars et je me suis dépêché à aller chercher quelque chose à manger avant de mourir affamée.
Une fois arrivée à l’épicerie, j’ai vu un gars que je vais m’abstenir de surnommer «l’homme de ma vie» pour la seule et unique raison qu’il portait un jersey des Patriots.
Mais quand même.
C’est là que j’ai eu la révélation. Je me suis immobilisé devant les yogourts et je me suis posé l’ultime question:
«Suis-je dans un lieu public accoutrée comme Jean-Marc Parent?».
Poser la question, c’était y répondre. Même si moi, ça m’affecte pas plus qu’il faut, ça m’a quand même fait réaliser que l’épicerie est un lieu à ne pas négliger si on espère rencontrer son âme soeur par hasard comme dans un film avec Hugh Grant.
Je dis pas qu’il faut se préparer pendant 2h avant d’aller s’acheter une pinte de lait. Je dis juste que l’épicerie, c’est un endroit où tout le monde est obligé d’aller.

Même Brad et Angelina font l'épicerie. Je suis pas sûre que ça veut dire qu'Angelina se nourrit, though.
Ça m’a amené à créer un genre de F.A.Q. pour aider mes pairs et leur éviter de faire comme moi en se pointant à l’épicerie en ayant l’air d’Emilio Estevez dans The Breakfast Club. J’ai baptisé ça:
Le petit guide du parfait prédateur
Tome 1: l’épicerie.
- Comment savoir si une proie potentielle est célibataire?
Le panier est rempli d’indices, littéralement. Des petites quantités de légumes, des repas individuels surgelés, des petits formats de crème glacée… Le panier en dit long sur l’état matrimonial. (Genre, un gars avec des tampons dans un panier, ça devrait vous allumer une lumière…) - Quelles sont les meilleures allées pour tomber sur Hugh Grant ou Jennifer Aniston?
La mère de mon amie dit que les plus beaux gars sont dans l’allée des surgelés. Peut-être que c’est vrai, mais ça en fait pas nécessairement les meilleurs partis (je suis pas tant fan de Michelina’s). Je dirais donc que pour les gars, l’allée des viandes, c’est gagnant. Le frigo à bières aussi. Et pour les filles, les fruits et les légumes. Toutes les filles mangent des fruits et des légumes. - J’ai pas l’intention de me poupouner pour aller acheter un sac de peanuts.
Faut juste avoir l’air «naturellement beau». Moi, dans mon histoire, j’étais «naturellement» tout court. - Même si je rencontrais l’homme ou la femme de ma vie, qu’est-ce que je lui dirais anyway?
Y’a autant de sujets de conversations que de produits. Au pire, vous pouvez y aller simplement en demandant dans quelle allée se trouve un item. (N.B. attention à l’item que vous choisissez, au risque d’être redondante, les filles, essayez de pas lui demander où sont les produits Always) - Je vois pas ce qui cloche chez Emilio Estevez dans The Breakfast Club.
Je sais pas pourquoi Emilio Estevez me faire rire comme ça. C’est peut-être parce que j’ai été marquée par Gordon Bombay. Anyway, en ce qui concerne The Breakfast Club, je suis plus une fan de John Bender, le perso de Judd Nelson.
Je sais pas si ce petit guide va vous servir, mais moi, ça m’a fait du bien d’écrire toutes les choses qui m’ont passées par la tête pendant que j’étais vulnérable devant le fan des Pats. De toutes façons, cette histoire-là aurait pas bien finie, même si mes cheveux et moi on aurait eu l’air de ÇA. Je le sais, parce que quelques secondes après que je l’aie croisé, sa blonde l’a rejoint dans l’allée avec le panier. Et dans le panier, y’avait un bébé avec un jersey des Patriots. (Pour ceux que ça intéresse, non, j’ai pas appelé la DPJ)
Le karma des douchebags
Les douchebags ont le dos large de ce temps-ci, et c’est pas nécessairement à cause du temps qu’ils passent à le travailler au gym.
D’un côté, on dirait que j’entends de plus en plus de filles se plaindre de l’attitude player des gars, mais de l’autre, j’entends de plus en plus de gars en détresse qui constate à quel point les filles agissent de façon complètement psychopathe avec eux.
Qu’est-ce qui peut bien expliquer qu’il y a, dans l’air, des vagues d’insatisfaction dans lesquelles ni les gars, ni les filles, ont l’impression d’être bien traités?
C’est ce que j’appelle le karma des douchebags.
Le karma des douchebags, c’est un phénomène dangereux qui se produit à la façon d’un effet domino et qui a pour résultat un cercle vicieux infernal qu’il est presque impossible d’arrêter.
Ainsi, quand un gars me dit qu’il a surpris sa blonde stationnée devant chez lui dans la pénombre parce qu’elle pense qu’il ment quand il lui dit qu’il est trop fatigué pour sortir, il faut blâmer le karma des douchebags.
Il faut aussi blâmer le karma des douchebags quand une fille réalise que celui qu’elle croyait son chum a une maîtresse; et que c’est elle, la maîtresse.
En fait, si on part de l’idée que toute action entraîne une réaction équivalente, on peut aussi considérer, par exemple, qu’après qu’une fille se soit fait briser le coeur, il y a de fortes chances qu’elle ait de la difficulté à refaire confiance à un gars éventuellement. Et plus elle s’est fait trahir, plus elle risque d’aboutir dans une voiture avec une perruque en train d’observer chez son chum avec des jumelles.
Et le gars qui regarde par la fenêtre et qui voit la voiture de sa blonde stationnée dans la pénombre, et qui l’appelle sur son cellulaire pour être sûr que c’est bien sa voiture; quand sa blonde lui répond qu’elle ne sait pas de quoi il parle et qu’elle est confortablement assise dans son sofa, c’est certain qu’il reste avec quelques séquelles quand il voit, au même moment, la voiture démarrer en faisant crisser ses pneus.
Il y a fort à parier que le gars en question risque de trouver que les filles sont très compliquées et qu’il perde petit à petit foi en elles. Et qu’au final, il aboutisse à entretenir deux blondes en même temps parce qu’il est rendu cynique et désabusé de l’amour.
What goes around comes around, et ça peut continuer comme ça très longtemps.
Tant qu’à moi, l’important dans la théorie du karma des douchebags, c’est de garder en tête que quand quelqu’un vous néglige ou ne vous traite pas à votre juste valeur, il y a de fortes chances qu’il le fasse parce que lui non plus, il n’a pas été traité à sa juste valeur. Alors comment s’en sortir? Je suis pas trop sûre. J’ai pas vraiment le temps de penser à ça; je me tue à essayer de rentrer mes deux chums dans mon horaire de fou.



