Les peu palpitantes aventures de Guy Whisperer à la foire de l’emploi

21 mars 2009 at 6:44 Laisser un commentaire

Pas simple la vie de travailleur autonome.

En fait, cette vie, elle se résume pas mal à chercher de la job. À vrai dire, ça ne devrait pas s’appeler du « travail autonome », ça devrait plutôt s’appeler « autonome » tout court.

Parce qu’au-delà du côté glamour de l’indépendance professionnelle qu’apporte le travail à contrat, il y a la recherche de ses damnés contrats.

C’est ainsi que par un bel après-midi ensoleillé, la tante de Guy Whisperer a débarqué chez elle avec une belle pile de cv et un sourire qui défie toutes les limites de la bonne volonté. Elle m’a tendu les feuilles soigneusement brochées et a dit « tiens, tu t’en vas à la foire de l’emploi ».

Argh. Vous savez, quand on déballe un cadeau et qu’une fois développé on est profondément déçu; il y a toujours une fraction de seconde où on voudrait que tout ça ne soit jamais arrivé. On voudrait n’avoir jamais développé le cadeau, n’être jamais né à cette date, n’être jamais né. C’est comme ça que je me sentais.

Évidemment, il n’y a pas d’échappatoire à cet état. À la recherche d’un meilleur karma, j’ai saisi les cv et j’ai filé dans ma voiture vers la foire de l’emploi.

Comme d’habitude, j’ai mis la musique dans le piton, et comme d’habitude, j’ai chanté à tue-tête. Gone ’til november, juste pour la partie où Wyclef dit: « See you must understand, I can’t work a 9 to 5« . Fallait bien que je me défoule à quelque part.

Arrivée sur les lieux, première constatation : la récession n’est pas un mythe, et il y a pas mal de gens qui cherchent des emplois avec le désespoir dans les yeux. Deuxième constation: c’eeeest plaaaate.

On me remet un petit feuillet avec le guide de l’expo et troisième constation: sur 250, il y a peut-être UN employeur qui pourrait m’intéresser. « Bon… aussi bien y aller tout de suite, se débarasser de ça comme on enlève un plaster », que je me dis.

Seulement, quand on retire un plaster, vite ou pas, ça fait mal. Et ça révèle habituellement les séquelles d’une blessure. Entéka. J’ai donné mon cv. J’ai jasé avec la dame, bien sympathique. Je parierais pas grand chose que ça a été concluant, mais au moins, ça a été fait. Avant de partir, je me suis arrêtée deux secondes pour observer un peu le paysage qui m’entourait. J’aimerais dire que ça ressemblait à une fourmilière, à quelque chose de cute, mais malheureusement, j’ai pas pu m’empêcher d’avoir une pensée pour cette scène.

Et une fois sortie de la salle d’exposition, j’ai voulu aller voir le salon voisin, celui des éleveurs canins, pour me remonter le moral zoothérapie style. Pas de chance, le prix d’entrée est de 10$. Too bad, avoir eu un emploi, j’aurais peut-être pu y aller.

Publicités

Entry filed under: Le petit nombril de G.W.. Tags: , , , , .

Ça coûte pas cher Comptes à régler

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Trackback this post  |  Subscribe to the comments via RSS Feed


Première fois ici ?

Commencez par le commencement. Rendez-vous dans les archives, le 19 août 2008.

Articles récents

Les moins pire aimés

Archives

mars 2009
L M M J V S D
« Jan   Avr »
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031  

Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.

Rejoignez 12 autres abonnés


%d blogueurs aiment cette page :