Posts tagged ‘one night’

Une romance d’aujourd’hui

La société est malade; elle a une migraine, pis c’est le genre de migraine qui fait mal en Motrin.

J’en ai la preuve. La preuve prend la forme d’une histoire, mais avant de vous la raconter, je dois vous avertir. Après l’avoir lue, vous allez m’haïr.

Alors c’est l’histoire vraie d’une fille qui rencontre un gars dans un bar. Évidemment, ils se draguent un peu, toute la soirée en fait. Quand les lumières du bar ouvrent, le gars demande poliment s’il peut la raccompagner chez elle. Une histoire classique (et c’est bien là que ça cloche, vous comprendrez plus tard  pourquoi).

Alors la fille accepte; après tout, le gars lui plaît beaucoup. Mais la fille n’habite pas dans une immense maison de banlieue avec un terrain de 10 000 hectares. Elle habite dans un bloc appartement montréalais, le genre de bloc avec tout plein de logements qui ont des murs en carton.

Une fois que les tourtereaux sont arrivés dans l’appart de la fille, elle est surprise, voire troublée, par le fait que le gars se met à chanter soudainement, pour aucune raison apparente. Non, vraiment, la fille a beau chercher un lien, la seule conclusion qu’elle réussit à tirer, c’est qu’il est en train d’essayer de la séduire. Comme genre, un paon, mais vraiment plus bruyant. En fait, plus que bruyant; strident, parce que le gars chante de plus en plus fort, jusqu’au point où il hurle littéralement dans l’appartement. La fille a un choix; soit elle laisse le gars s’époumoner en espérant qu’il perde éventuellement connaissance, soit elle intervient.

Elle choisit donc d’intervenir avant que la police débarque.

Eille, c’est quoi ton ostie de problème? Tu veux réveiller tout le bloc?, qu’elle lui dit, en essayant de rester calme, mais trahie par la proéminence de la veine qui traverse son front.

Oh, t’as raison, t’as raison, j’aurais jamais dû faire ça, qu’il répond, plein de honte et de culpabilité. J’aurais jamais dû faire ça. Suce-moi, bébé.

Je vais vous laisser quelques secondes pour bien loader la dernière réplique du gars.

What. The. Fuck. Le pire, c’est pas tant le «suce-moi» que le «bébé» qui vient après, pis le contexte dans lequel tous ces beaux mots-là ont été dits. C’est comme… un triple fail. Vous comprendrez que la fille a doucement demandé au gars de quitter les lieux. Y’a fort à parier qu’elle a aussi verrouillé la porte après l’avoir fermée.

Ce qui fait peur dans cette histoire-là, c’est que c’est tellement une parmi tant d’autres. On a toutes eu un moment akward du genre, pis c’est pas normal. Je me demande juste si nos mères ont vécu des situations semblables, ou si l’espèce humaine a simplement fini d’évoluer rendue à notre génération, pis là ben, on régresse tout le monde ensemble vers le stade du singe. Venez surtout pas me dire que ça porte pas à réflexion.

J’aime mieux pas trop penser à ça. Je me suis seulement dit qu’en partageant le récit, ça allait peut-être empêcher des événements comme ça de se reproduire.

Oh, c’est vrai. Et la raison pour laquelle j’ai dit que vous alliez m’haïr après avoir lu tout ça, c’est parce que le gars, dans l’histoire, c’est un chanteur populaire québécois. Ouais, il est bien connu.

Mais je vous dirai pas c’est qui.

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20 août 2010 at 10:47 17 commentaires

Les choses simples…

À quel moment un gars ressent-il le goût de passer aux choses sérieuses avec une fréquentation?

 

Ce qui est sûr pour moi, c’est que je sais exactement lorsque rien ne deviendra sérieux. Barney se limite à une seule soirée, ce qui a bien sur l’avantage de simplifier les choses. Les gars aiment les choses simples…et récemment, j’ai plutôt respecté cette règle! Qu’est ce que ça prend pour aimer les choses sérieuses?

 

Il y a 2 semaines, un vendredi soir lors d’une soirée organisée par une amie, j’ai rencontre l’amie d’une amie. Jolie, gentille, belle carrière, et par un merveilleux hasard nous semblons être les deux seuls célibataires autour de la table. Tout se déroule à merveille, malgré que je ne connaisse que mon amie de ce groupe de gens, la chimie se développe bien, obtenant toute l’attention de la jolie, gentille et belle carriériste.

 

J’ai un gros avantage : la meilleure des wingmen à mes côtés! Mon amie ne fait que m’encenser! Elle s’est mise sur mon cas…les gars, si vous voulez bien paraître,  sortez avec une amie qui croît que vous êtes un good catch. Si elle est en couple, cela double vos chances! Toujours est-il que la soirée avance bien, et que l’alcool aidant aussi, elle décide de repartir avec moi au lieu de prendre son auto…merci Éduc’alcool!

 

Le lendemain matin

Le drame! She’s gone! Good thing or bad thing? La fille est partie! Je reste surpris. Sur le coup je suis automatiquement déçu! Je devais être trop saoul. Dommage, car je trouvais que la fille aurait été une fille non pas avec qui coucher en one night, mais plutôt à dater! Je m’en veux…maudit alcool!

 

En déjeunant avec quelques amis au café du coin pour me remettre de la soirée un peu folle, j’en ressort finalement avec un sourire de satisfaction. Mes amis font leur boulot et ont marqué un point : J’ai couché avec une belle fille… elle est partie avant même mon réveil! High Five!

 

Mais voilà, il y a une suite, car la jolie et gentille carriériste a aussi eu le temps de repenser à la soirée folle! Facebook aidant, un petit message m’attend 2 jours plus tard avec une invitation! Se revoir? Après du drunk sex? J’avais déjà fait mon idée que rien ne se développerait, que j’avais simplement été à la bonne place au bon moment! Mais elle est jolie, gentille et carriériste…alors why not! Un petit coup de téléphone quelques jours après (j’ai suivi la règle de 4 jours) pour finalement se donner rendez vous au musée le dimanche après-midi suivant.

 

C’est là que la réalité frappe

Jolie, gentille, belle carrière…mais difficile de trouver de la magie quand tu as déjà vue la personne nue! Oui l’après-midi au musée fut agréable. Oui la petite marche au centre-ville et le moccachino au chocolat blanc (un délice) avaient tout d’un set-up parfait pour concrétiser la journée. Pourtant, je n’ai pas senti aucun déclic… rien qui ne m’a fait voir qu’elle était spéciale, que je devais la revoir! Nous nous sommes laissé cette fois-ci sans câlin, sans french, sans sexe, simplement en nous promettant de regarder un possible moment d’ici dimanche prochain (aujourd’hui) pour faire quelque chose à nouveau.

 

Sans magie, c’est fini! La semaine submergée de travail s’est passée…et je croyais que mon constat était réciproque jusqu’à un nouveau message vendredi…une invitation soirée/restau avant son départ pour ses vacances (lundi, pour 2 semaines)…

 

Est-ce possible de transformer un one night en fréquentation? Est-ce qu’une fois qu’on a couché avec la fille, la magie des premiers moments prend le chemin? Est ce que l’attente est un incitatif majeur pour motiver un gars à vouloir passer aux choses sérieuses?

 

Les gars aiment les choses simples…et c’est plutôt simple de rester sous silence d’ici lundi pour simplement la laisser partir en voyage…

17 mai 2009 at 1:16 4 commentaires


Première fois ici ?

Commencez par le commencement. Rendez-vous dans les archives, le 19 août 2008.

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